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La gestuelle graphique en tant que moyen d’expression et de communication, devient très vite l’empreinte de la parole du scripteur, c’est une des formes du langage et de relation que le scripteur établit avec son lecteur. En soi le rôle spécifique de l’écriture c’est de communiquer, de matérialiser la pensée.
Au départ l’écriture est une transmission, son but est de consolider par une cohésion structurale les acquis de la calligraphie et en même temps exprimer l’être-écriture dans ses manières d’agir, de faire, de réagir aux stimuli externes et internes. Il va s’interférer à l’intérieur de cette structure graphique, l’empreinte du sujet parlant. Peu à peu l’écriture se modifie, se détache de l’appris calligraphique, sa métamorphose prend naissance par l’unicité de l’ être en tant qu’être unique et original, cette individualité graphique englobe les interactions du caractère, de la personnalité face à son éducation, à son histoire et ses relations aux autres.
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Par ses techniques d’observation , la psychologie de l’écriture peut à partir d’une méthodologie, tendre vers la compréhension de la personnalité du sujet : dans sa forme d’intelligence, dans sa façon de se conduire, saisir les difficultés qui peuvent momentanément assiéger son intériorité, lui dévoiler sur quels points positifs il peut agir pour atténuer, modifier, défaire certaines craintes, certaines interrogations…
Que ce soit pour le graphologue ou le néophyte, l’écriture est vivante, parlante, agissante, elle se dresse, se cabosse, se fragmente, se dilate, se rétrécit…
Elle ne laisse jamais indifférent le lecteur. Elle déclenche parfois des réactions. Qui n’a pas fait une fois un commentaire sur une écriture illisible, désordonnée, confuse, enchevêtrée, au point qu’il fallait faire un effort supplémentaire d’attention pour essayer de décrypter le message ?
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